Votre magasin tourne. Vos clients vous connaissent, le bouche-à-oreille fait son travail, et pourtant la question revient tous les six mois : faut-il vendre en ligne, et qu'est-ce que cela change vraiment quand on a déjà une boutique physique ?
Vous partez avec une avance que les commerces nés sur internet n'auront jamais. Vous avez des produits en main, des clients qui reviennent, une réputation locale et une adresse. Un site ne remplace rien de tout cela : il le prolonge. Reste à s'y prendre dans le bon ordre, pour ne pas vous retrouver avec une boutique en ligne qui vous prend du temps chaque jour sans vous rapporter de commandes.
Pourquoi ouvrir une boutique en ligne quand votre magasin marche déjà ?
Parce que vos clients regardent avant de se déplacer. Ils vérifient vos horaires, cherchent si vous avez la taille ou la référence qu'il leur faut, comparent un prix. S'ils ne trouvent pas la réponse chez vous, ils la trouvent ailleurs, et le déplacement n'a jamais lieu.
Une boutique en ligne vous apporte trois choses concrètes :
- des ventes en dehors de vos heures d'ouverture, le soir et le dimanche, quand votre rideau est baissé mais que vos clients ont le temps ;
- une zone de clientèle plus large : vous n'êtes plus limité aux personnes qui passent devant votre vitrine ;
- moins de temps perdu au téléphone à répéter les mêmes réponses sur les prix, les stocks et les disponibilités.
Il y a un quatrième effet, moins attendu : le site travaille pour le magasin. Celui qui commande en ligne et vient retirer sa commande entre dans votre boutique, et en ressort souvent avec un article de plus. Encore faut-il qu'on vous trouve : c'est tout l'enjeu de votre visibilité sur Google, que nous avons détaillé pour les commerces de notre région dans notre article sur la création de site internet à Perpignan.
Faut-il mettre tout votre catalogue en ligne ?
Non, et c'est l'erreur la plus courante. Le commerçant qui veut tout mettre en ligne d'un coup passe trois mois à photographier et décrire des références qui ne se vendront jamais sur internet, se décourage, et la boutique n'ouvre pas.
Démarrez avec vingt à quarante références, choisies selon trois critères :
- vos meilleures ventes en magasin : ce qui part bien en rayon part bien en ligne ;
- ce qu'on vous demande au téléphone : chaque appel est une recherche qui a échoué sur internet ;
- ce qui s'emballe sans risque : un produit solide, léger, facile à expédier.
Mettez de côté pour plus tard le fragile, le très lourd, le sur-mesure et tout ce qui demande un long conseil. Ces produits-là ont leur place sur le site, mais en page de présentation avec une prise de contact, pas en bouton d'achat.
Sur chaque fiche, l'important n'est pas la longueur du texte mais l'ordre des informations. Nous avons décrit la structure qui fonctionne dans notre article sur la fiche produit qui vend.
Comment éviter de vendre un produit que vous n'avez plus en rayon ?
C'est la vraie difficulté d'un commerce qui vend sur deux canaux, et la première à régler. Rien n'abîme plus vite la confiance qu'un e-mail annonçant que la commande payée hier n'est finalement pas disponible.
Deux solutions, selon votre équipement :
- la synchronisation avec votre caisse : une vente en magasin fait baisser la quantité affichée sur le site, et une commande en ligne fait baisser celle de la caisse. C'est la solution confortable, et la connexion à vos outils de caisse, de stock et de logistique est comprise dans notre formule boutique ;
- un stock réservé au site : vous dédiez une petite quantité de chaque référence aux ventes en ligne, physiquement mise de côté. Moins élégant, mais fiable immédiatement, même avec une caisse ancienne.
Dans les deux cas, prévoyez un garde-fou : une référence qui tombe à zéro se désactive automatiquement, et les commandes se bloquent plutôt que de s'accumuler sur une promesse que vous ne pourrez pas tenir.
Click and collect ou livraison : par quoi commencer ?
Par le click and collect, presque toujours. Le client paie en ligne et vient chercher sa commande : pas d'emballage, pas de transporteur, pas de litige de livraison, pas de retour à gérer. Vous apprenez à traiter des commandes en ligne sans ajouter la logistique par-dessus, et vous ramenez du monde en boutique.
La livraison vient ensuite, par étapes : d'abord votre ville et ses alentours, avec une tournée en fin de journée si cela a du sens dans votre métier, puis l'expédition nationale une fois vos emballages et vos tarifs calés.
Un conseil sur les frais de port : affichez-les tôt et clairement. Un frais de port découvert à la dernière étape est l'une des premières causes d'abandon de panier, un sujet que nous avons traité en détail dans notre article sur l'abandon de panier et les relances.
Qui va s'occuper des commandes au quotidien ?
Il faut répondre à cette question avant d'ouvrir, pas après. Quelques commandes par jour représentent un vrai travail : vérifier, préparer, emballer, prévenir le client, archiver.
L'organisation qui tient dans la durée est simple : un créneau fixe, une personne désignée, une imprimante à étiquettes et un coin de réserve dédié à la préparation. Le matin avant l'ouverture fonctionne bien dans la plupart des commerces.
Tout le reste doit tourner sans vous. Confirmation de commande, e-mail de commande prête, relance des paniers abandonnés, demande d'avis après l'achat : ces messages sont écrits une fois et envoyés automatiquement. C'est ce qui fait la différence entre une boutique en ligne qui s'ajoute à votre charge de travail et une boutique qui s'y intègre.
Combien coûte une boutique en ligne quand on a déjà un magasin ?
Notre formule boutique en ligne démarre à 4 900 € et se situe le plus souvent entre 4 900 € et 7 500 €, selon le nombre de références et les connexions à mettre en place. Comptez 2 à 3 semaines de réalisation, avec un règlement jusqu'en 4 fois sans frais dès 1 225 € par échéance.
Ce prix comprend la boutique elle-même, mais aussi ce qui prend le plus de temps à un commerçant : la rédaction de tous les textes, les descriptions de vos produits, les photos et visuels, le référencement de chaque page et de chaque fiche produit, les paiements sécurisés, la connexion à votre caisse et à votre stock, les e-mails et SMS automatiques de relance, ainsi que votre nom de domaine et vos e-mails professionnels.
Si votre objectif immédiat est d'être trouvé et appelé plutôt que de vendre en ligne, une formule Vitrine à 1 490 €, livrée en 7 jours, est souvent le bon premier pas : vous passez à la boutique l'année suivante, sans rien jeter. Le détail des postes de budget est dans notre article sur le prix d'une boutique en ligne, et le choix de la technologie dans celui qui compare Shopify et le sur-mesure. Vous pouvez voir le rendu de nos parcours d'achat dans nos réalisations.
Par où commencer ce mois-ci ?
Dans cet ordre, sans tout lancer en même temps :
- listez les dix produits qu'on vous demande le plus souvent, en rayon comme au téléphone ;
- vérifiez ce que votre caisse sait exporter : c'est ce qui décide entre stock synchronisé et stock réservé ;
- ouvrez avec le click and collect seul, et une zone de livraison limitée à votre ville ;
- choisissez le créneau de préparation et la personne qui s'en occupe ;
- ajoutez l'expédition nationale et le reste du catalogue une fois les premières commandes passées sans accroc.
Vous ne savez pas lequel de ces chantiers vous rapportera le plus ? Parlez-nous de votre projet : on regarde votre magasin, votre catalogue et votre caisse, et on vous dit par quoi commencer. Réponse sous 24 h, sans engagement.